Ça y est, je suis enfin en vacances. Une longue ligne droite depuis septembre. Entre les cours et le stage : 16 semaines non-stop… Je suis sur les rotules. Je le sens, mais mon corps aussi me le dit : tension dans les chaussettes, grosse migraine ophtalmique avec vomissements (et oui je ne vous épargne aucun détail : début de déformation professionnelle), prémice d'un bouton de fièvre stoppé à temps et surtout plaque d'eczéma sur les pieds (c'est la première fois de ma vie :-( "C'est le stress" dixit le médecin). Cool ! À part ça, il fait un temps bien pourri ici (sauf pour monsieur qui s'éclate sur l'eau) et donc, telle une épouse dans un harem, je suis cloîtrée à la maison avec mes filles. Un avantage : je bosse (bah oui, on a des trucs à rendre pour le 4 janvier et des partiels à réviser… faudrait pas croire qu'ils nous donnent de vraies vacances non plus !) et je joue le médiateur pour de sombres histoires de playmobils, de sylvanians et de barbies. J'ai eu des velleités de couture, mais il me manque du passepoil moutarde (c'est ballot) et, dans mon bout du monde, c'est aussi dur à trouver que du soleil un 22 décembre. Bref, je passe de super vacances. Ah si quand même, je suis sortie de chez moi : ciné ! Mia Madre de Nanni Moretti. Un très beau film sensible, juste, plein du pudeur, amer et doux à la fois, très émouvant aussi… Je le conseille vraiment à ceux qui aiment ce réalisateur italien.

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